Barème d’indemnisation : tous les barèmes pour comprendre votre sinistre
Corporel, incendie, pertes d’exploitation, sécheresse et fissures : allez directement au barème qui correspond à votre dossier.
L’avis de l’Inspecteur : un sinistre se démonte avec des chiffres. Cette page est le point de départ pour comprendre les méthodes de calcul, repérer les décotes et contrôler les bases utilisées pour votre indemnisation.
Choisissez votre barème d’indemnisation
- Barème du préjudice corporel — DFP/AIPP, DFT, souffrances endurées, préjudice esthétique, tierce personne et capitalisation.
- Barème Incendie & Pertes d’Exploitation — vétusté du mobilier, valeur à neuf, pertes d’exploitation et méthodes de calcul.
- Barème Sécheresse Cat Nat & Fissures — fondations, résine, micropieux, reprise en sous-œuvre et travaux consécutifs.

Barèmes d’indemnisation du préjudice corporel
Comprendre les chiffres avant de discuter l’offre de l’assureur.
DFP/AIPP, déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, préjudice esthétique, agrément, pertes de revenus, tierce personne… Cette page rassemble progressivement les principaux repères utiles pour comprendre comment une indemnisation corporelle est construite.
Calcul de l’indemnisation du préjudice corporel (Taux < 10%)
Méthode d’analyse de l’offre de l’assureur
La masse des dossiers : L’immense majorité des accidents de la route ou de la vie courante se solde par un taux de DFP/AIPP inférieur à 10 %. C’est précisément sur ces dossiers de masse que les compagnies tentent de minimiser les indemnités en proposant des offres forfaitaires au rabais.
Un premier avis indicatif : l’indemnisation exacte dépend de critères précis comme votre âge au moment de la consolidation. Ce simulateur donne un premier avis approximatif pour contrôler une proposition.
Valeur indicative du point d’AIPP : 0 € / point
Indemnisation estimée de l’AIPP / DFP : 0 €
Indemnisation des souffrances endurées : 0 €
Estimation totale du préjudice : 0 €
Calculateur de préjudice moral suite au décès d'un proche
Fourchette basse : 0 €
Fourchette haute : 0 €
Moyenne indicative : 0 €
Comprendre avant de calculer : la logique Dintilhac
En dommage corporel, raisonner correctement consiste à examiner les préjudices poste par poste. Il faut notamment distinguer ce qui est subi avant la consolidation de ce qui demeure après la consolidation. Cette méthode évite de réduire un dossier à un seul taux d’incapacité.
Avant consolidation
- Dépenses de santé actuelles et frais divers
- Pertes de gains professionnels actuels
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT)
- Souffrances endurées
- Préjudice esthétique temporaire
Après consolidation
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / anciennement souvent désigné AIPP)
- Dépenses de santé futures
- Pertes de gains professionnels futurs et incidence professionnelle
- Assistance par tierce personne
- Logement et véhicule adaptés
- Préjudice d’agrément, esthétique permanent, sexuel, d’établissement et autres postes selon la situation
Barème indicatif du DFP / AIPP
Le DFP traduit les séquelles permanentes dans la sphère personnelle. Un pourcentage ne correspond pas à une somme fixe. La valeur monétaire du point varie notamment avec l’âge et le taux retenu. Le tableau suivant donne uniquement des exemples d’ordres de grandeur et ne constitue pas un tarif.
| Taux | Fourchette indicative | À vérifier dans le dossier |
|---|---|---|
| 15 % | 10 000 à 25 000 € | âge, séquelles, jurisprudence |
| 25 % | 20 000 à 40 000 € | valeur du point et situation personnelle |
| 50 % | 100 000 à 150 000 € | ne pas confondre DFP et pertes professionnelles |
| 80 % | 240 000 à 320 000 € | les autres postes peuvent devenir considérables |
Souffrances endurées : échelle de 1/7 à 7/7
Les souffrances endurées concernent la période antérieure à la consolidation. La cotation médicale n’est pas elle-même une somme d’argent : elle doit ensuite être traduite en indemnité.
| Cotation | Repère indicatif |
|---|---|
| 1/7 | à partir d’environ 1 500 € |
| 2/7 | environ 2 000 € et plus |
| 3/7 | environ 3 000 € et plus |
| 4/7 | environ 4 500 € et plus |
| 5/7 | environ 8 000 € et plus |
| 6/7 | environ 15 000 € et plus |
| 7/7 | environ 25 000 € et plus — avec une variabilité très importante |
Préjudice esthétique
Il est également coté médicalement, généralement sur une échelle de 1 à 7. Mais deux personnes ayant la même cotation peuvent connaître des conséquences différentes. L’âge, la localisation des cicatrices, leur visibilité et les circonstances concrètes doivent être examinés.
Préjudice d’agrément
Il ne faut pas le confondre avec le DFP. Il concerne notamment l’impossibilité ou la difficulté à poursuivre certaines activités spécifiques de sport ou de loisirs pratiquées avant le dommage. Les preuves de la pratique antérieure sont donc importantes.
Le piège classique : oublier le préjudice professionnel
Un dossier ne se résume jamais à « taux de DFP × valeur du point ». Une victime peut conserver un taux médical relativement modéré et subir pourtant une conséquence professionnelle majeure : perte de revenus, impossibilité de reprendre le métier antérieur, pénibilité accrue, dévalorisation sur le marché du travail, besoin de reconversion ou perte de chance professionnelle.
Tierce personne : ne pas raisonner seulement en « heures »
Le besoin d’aide humaine doit être analysé dans sa durée : nombre d’heures, nature de l’aide, coût horaire, périodes concernées et, pour les besoins futurs, éventuelle capitalisation. Le fait qu’une aide soit apportée gratuitement par un proche ne signifie pas que le besoin n’existe pas.
Capitalisation des préjudices futurs
Lorsqu’une dépense ou une perte se répète dans le futur, le calcul peut nécessiter un barème de capitalisation. Le choix du barème et des hypothèses peut produire des écarts importants. Nous ajouterons ici un outil spécifique de capitalisation et une comparaison des référentiels.
Jurisprudence : le chiffre n’est jamais toute l’histoire
Cette rubrique sera enrichie par des décisions classées par poste de préjudice. L’objectif ne sera pas d’empiler des arrêts, mais de montrer pourquoi un montant a été retenu : âge, durée du DFT, gravité des séquelles, activité professionnelle, pratique sportive, besoin d’assistance, etc.
Comment contrôler une offre d’indemnisation ?
- Reprendre le rapport d’expertise et relever tous les postes retenus.
- Vérifier que chaque poste indemnisable apparaît dans l’offre.
- Distinguer préjudices temporaires et permanents.
- Contrôler les périodes, taux, nombres d’heures et bases de calcul.
- Examiner séparément les conséquences professionnelles.
- Comparer les montants proposés avec plusieurs références, sans transformer un barème indicatif en tarif obligatoire.
- Conserver tous les justificatifs permettant d’individualiser le préjudice.
Questions fréquentes sur les barèmes d’indemnisation
Existe-t-il un barème officiel obligatoire d’indemnisation ?
Il n’existe pas un tarif général unique imposant automatiquement au juge le montant de chaque poste de préjudice corporel. Les référentiels constituent des outils d’évaluation qui doivent être confrontés au dossier concret.
Avis technique de l’inspecteur : méfiez-vous d’un raisonnement qui présente un tableau comme une vérité automatique. Un barème sert à se repérer ; le dossier individuel reste déterminant.
DFP et AIPP, est-ce la même chose ?
Les expressions sont encore souvent employées ensemble dans le langage courant. En réparation du dommage corporel de droit commun, le DFP est aujourd’hui la notion de référence pour les séquelles personnelles permanentes.
Peut-on calculer définitivement l’indemnisation avant consolidation ?
Les préjudices temporaires peuvent être évalués et des provisions peuvent être discutées, mais l’évaluation définitive des séquelles permanentes suppose en principe de connaître l’état consolidé.
Pourquoi deux victimes ayant 10 % de DFP peuvent-elles recevoir des sommes différentes ?
Parce que l’indemnisation est individualisée : âge, conséquences concrètes, autres postes de préjudice, cadre du dossier et références retenues peuvent différer.
Avis technique de l’inspecteur : comparer uniquement le pourcentage de DFP est une erreur fréquente. Pour apprécier une offre, il faut regarder l’ensemble du dossier et surtout les conséquences concrètes des séquelles.
II. Barème Incendie & Pertes d’Exploitation
En incendie, le montant des dommages visibles n’est que le début du travail. Mobilier, électroménager, matériel professionnel, marchandises et aménagements peuvent obéir à des modalités d’évaluation différentes. Et il y a un mot que l’assuré découvre généralement très vite : la vétusté.
La vétusté : quelques pourcentages qui finissent par coûter cher
Une compagnie peut appliquer des coefficients de vétusté aux biens endommagés en fonction notamment de leur âge, de leur nature, de leur état et des dispositions du contrat. Pris séparément, quelques points semblent anodins. Répétés sur tout un inventaire, ils peuvent produire un écart important.
- meubles et literie ;
- électroménager ;
- matériel informatique et électronique ;
- aménagements et embellissements ;
- outillage et matériel professionnel ;
- marchandises et équipements.
Simulateur d'indemnisation Peinture (Dégât des eaux)
Devis indicatif entreprise : 0 €
Vétusté déduite : 0 €
Chèque immédiat : 0 €
Rachat valeur à neuf (max 25%) : 0 €
Fournitures auto-rénovation : 0 € — gain net indicatif : 0 €
Professionnels : la perte d’exploitation ne se résume pas au chiffre d’affaires perdu
Pour une entreprise, l’incendie peut interrompre ou réduire l’activité bien après l’extinction du feu. Il faut notamment examiner :
- la période d’interruption ou de réduction d’activité ;
- le chiffre d’affaires de référence ;
- la marge brute assurée et la méthode contractuelle de calcul ;
- les charges variables économisées ;
- les charges fixes qui continuent ;
- les frais supplémentaires engagés pour maintenir ou reprendre l’activité ;
- la durée maximale d’indemnisation prévue au contrat.
Calculateur de vétusté du mobilier
Vétusté équitable : 0 %
Décote : 0 €
Indemnisation estimée : 0 €
III. Barème Sécheresse Cat Nat & Fissures
Une fissure n’a pas de prix au mètre. En sécheresse et catastrophe naturelle, il faut d’abord déterminer ce qui a bougé, pourquoi cela a bougé et quelle technique permettra réellement de stabiliser durablement l’ouvrage.
Le piège de la valeur à neuf et des plafonds
Lorsqu’un sinistre affecte la structure, les fondations ou la toiture, lire simplement « valeur à neuf » dans son contrat ne suffit pas. Il faut contrôler :
- la définition contractuelle de la valeur à neuf ;
- les plafonds et limites de garantie ;
- la vétusté éventuellement applicable ;
- les conditions de récupération d’une éventuelle indemnité différée ;
- les exclusions et limitations concernant certains ouvrages ;
- les frais annexes nécessaires aux travaux ;
- la solution technique réellement retenue pour traiter la cause des désordres.
Calcul de vétusté des toitures
Vétusté linéaire brute : 0%
Vétusté équitable défendue : 0%
Règlement immédiat : 0%
Rachat valeur à neuf récupérable (max 25%) : 0%
Les principales techniques à chiffrer
- injections de résine expansive ;
- micropieux ;
- reprise en sous-œuvre ;
- traitement des fissures ;
- reprises de maçonnerie ;
- travaux sur dallages et cloisons ;
- reprises d’enduits et peintures ;
- travaux périphériques nécessaires selon le diagnostic.
Le futur simulateur pourra croiser la surface du bâtiment, le type de fondations, la longueur à traiter, la technique envisagée, les injections ou reprises en sous-œuvre et les travaux consécutifs afin de fournir un ordre de grandeur. Il ne remplacera pas l’étude technique nécessaire au choix de la solution.
